Reconstruction mammaire
J’ai un cancer du sein… et après ? C’est le titre du livre du Pr Pascal Bonnier et du photographe Florian Launette, paru en 2007. Témoignages, photographies, visages de femmes ; c’est la première fois que l’on donne à voir au grand public des seins opérés d’un cancer, puis reconstruits. Pour démystifier et rassurer, et ça marche !
Toutes ces femmes qui témoignent et montrent leur torse ont franchi toutes les étapes, alors pourquoi pas moi, se dit-on. Quand cela nous “tombe dessus”, nous avons un besoin avide d’information. C’est pourquoi ce paragraphe explique non seulement les techniques chirurgicales mais vous donne des liens avec différentes associations ; mon secrétariat peut également vous mettre en relation avec des personnes qui sont passées par là.
Les différents types de reconstruction mammaire
Après une mastectomie, plusieurs options chirurgicales permettent de restaurer la poitrine. Le choix de la technique dépend du souhait de la patiente, de son anatomie et du traitement oncologique reçu.
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Généralités
Il existe 2 types de reconstruction du sein : la reconstruction mammaire immédiate (RMI) et la reconstruction mammaire secondaire (RMS).
La RMI est réalisée dans le même temps opératoire que la mastectomie. C’est la plus moderne et elle peut être proposée de plus en plus souvent aux patientes. La reconstruction mammaire immédiate est réalisée avec un lambeau ou avec une prothèse mammaire, un expandeur, ou avec un simple transfert de graisse autologue.
Parfois la mastectomie préserve l’aréole et le mamelon, ce qui évite d’avoir à reconstruire le complexe aréolo-mamelonnaire. C’est le cas des interventions préventives chez les femmes porteuses d’une mutation génétique (BRCA1, BRCA2), comme Angelina Jolie ou qui ont un petit cancer éloigné du mamelon.
La reconstruction mammaire secondaire est réalisée environ une année après l’ablation du sein en fonction des traitements complémentaires nécessaires pour guérir le cancer (rayons, chimiothérapie). Les techniques utilisées ressemblent à celles de la reconstruction immédiate et, dans ces cas également, le transfert autologue de cellules graisseuses a permis d’améliorer les résultats esthétiques. Car on ne refait pas un sein pour qu’il soit moche. Les critères esthétiques restent toujours présents en chirurgie reconstructrice.
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Résultats
Les types de reconstruction mammaire
Voici les principales techniques utilisées aujourd’hui, adaptées à chaque situation et à chaque patiente.
Reconstruction mammaire par prothèses
La reconstruction par prothèses mammaires est l’une des techniques les plus courantes. Elle consiste à placer une prothèse en silicone ou un expanseur pour redonner volume et forme au sein. Cette intervention est souvent réalisée en reconstruction immédiate, c’est-à-dire dans le même temps que la mastectomie. Simple et efficace, elle offre des résultats naturels et un temps de récupération relativement court. Elle peut être combinée avec un transfert de graisse autologue pour affiner le résultat esthétique.
Reconstruction mammaire par lambeau de muscle grand dorsal et transfert graisseux
Cette technique utilise un lambeau de muscle grand dorsal, prélevé dans le dos, pour reconstruire le sein. Associée à un transfert graisseux, elle permet d’obtenir un sein naturel, à la fois en termes de forme et de texture. Idéale pour les patientes qui ne souhaitent pas utiliser de prothèses, cette méthode offre également l’avantage de renforcer la zone thoracique. Toutefois, elle nécessite une intervention plus complexe et un temps de récupération plus long.
Reconstruction mammaire par lambeau libre et microchirurgie
La reconstruction par lambeau libre est une technique de pointe qui utilise des tissus prélevés sur une autre partie du corps, comme l’abdomen (lambeau DIEP). Grâce à la microchirurgie, les vaisseaux sanguins sont reconnectés pour assurer la viabilité du tissu. Cette méthode permet de créer un sein très naturel, avec une sensation tactile proche de celle d’un sein non opéré. Néanmoins, elle requiert une expertise chirurgicale spécifique et une hospitalisation plus longue.
Injection de graisse ou transfert graisseux autologue : “fat transfer”
Le transfert graisseux autologue, aussi appelé “fat transfer”, consiste à prélever de la graisse sur une zone du corps (comme les cuisses ou l’abdomen) pour la réinjecter dans le sein. Cette technique est souvent utilisée en complément d’une autre méthode de reconstruction, pour affiner le résultat ou corriger des asymétries. Peu invasive, elle permet d’obtenir un aspect naturel et harmonieux.
Reconstruction de l’aréole et du mamelon
La reconstruction de l’aréole et du mamelon est souvent la dernière étape du processus. Elle peut être réalisée par greffe de peau, tatouage médical ou microchirurgie. Ce geste, bien que subtil, joue un rôle clé dans la restauration de l’image corporelle et la confiance en soi.
Chaque technique a ses avantages et ses spécificités. Ensemble, nous choisirons celle qui correspond le mieux à vos besoins et à votre parcours. N’hésitez pas à me contacter pour en discuter ou à prendre rendez-vous avec mon secrétariat.
DRe marianne prevot
La Dre Marianne Prevot est chirurgienne plasticienne à Genève, spécialisée en chirurgie esthétique, reconstructive, pédiatrique et dermatologique. Forte de plus de 20 ans d’expérience, elle allie expertise médicale, engagement scientifique et approche humaine.
Sa pratique repose sur l’harmonie entre corps et esprit, avec une vision éthique et mesurée de la chirurgie.
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